-- 3 Mars ---
Adresse des citoyens de la Commune de Cézy à la Convention Nationale.
Représentants du Peuple Libre
La Commune de Cézy vous félicite et proteste de son dévouement et de son respect à tous vos décrets.
Le tyran Roi n'est plus
Nous vous en rendons grâce.
La République Française ne pouvait être mieux consolidée que par ce grand acte de justice en faisant descendre du trône à l'échafaud le dernier de nos tyrans couronnés, le plus grand ennemi de nore régénération. Vous avez fait ce que vous deviez, vous avez suivi l'intention d'un peuple qui veut être libre et ne recevoir des lois que de ses représentants.
Vous aviez porté le premier coup à la royauté en déclarant la France République mais vous avez porté le dernier en prononçant le grand jugement de Louis Capet.
Comme vous législateur, nous avons gémi sur la mort de Lepelletier et nous avons frémi d'horreur à la vue de l'exécrable républicité commis en la personne et de l'atteinte portée à la Souveraineté Nationale.
Comme vous Citoyens nous avons tous juré de venger sa mort dans le sang de tous les tyrans, nos ennemis communs, et de leur apprendre par notre attitude ferme et frère que nous sommes dignes d'être libres et en état de les combattre tous.
La Loi de recrutement arrivée, votre contingent sera bientôt prêt et nous nous efforceront de faire tous les sacrifices pour aider à armer et équiper les citoyens qui vont se destiner à la défense de notre chère Commune Patrie.
En attendant Citoyens représentant, nous faisont offrande de nos défenseurs actuels de trente paires de souliers et de trente chemises, produit du don libre et patriotique des citoyens de cette commune, que nous destions plus particulièrement pour le deuxième Bataillon de l'Yonne, ou pour tel autre que jugera convenable le Citoyen Ministre de la guerre. Tous les bataillons de nos armées combattant pour la même cause, nous deviennent tous égaux.
Le Conseil de la Commune rassemblé en pemanence et les Citoyens de la dite Commune présents à la lecture de l'adresse ci-dessus ont consenti à son envoi à la Convention Nationale et ont arrêté que les souliers et les chemises annoncés en la dite adresse seraient envoyés directement au Ministre de la guerre par le coche d'eau d'Auxerre. Et on le Maire, Officiciers municipaux membre du Conseil Général de la Commune et autres citoyens de la commune signé sur le présent registre et sur le copie de la dite adresse à Cézy, en la maison commune, le trois Mars mil sept cent quatre vingt treize, an deuxième de la République.
Signé : Courtillier Maire
L. Griache - Lecomte - Dubois - Protat et Bardot.
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Patrick Gauchot 
Un sourire coûte moins cher que l'électricité
Mais donne autant de lumière
L'Abbé Pierre